Myanmar J04 . Yangon . Bago . Kyaikhtiyo (Rocher d’Or)

Ce matin, réveil de bonne heure, il nous faut fermer nos valises pour n’emporter avec nous que le minimum. Nous partons pour Kyaikhtiyo (ou Kyaiktiyo) et le Rocher d’Or. Nous n’y resterons qu’une nuit et l’hôtel de Yangon nous garde nos valises pendant notre absence puisque nous y reviendrons le lendemain. On ne traine donc pas au petit déjeuner, même si nous prenons plaisir à manger des nouilles dès le matin, et on se met en route. Il y a un peu plus de 200 km entre Yangon et Kyaikhtiyo.

Yangon * Bago * Kyaikhtiyo
Yangon * Bago * Kyaikhtiyo

En route nous faisons une pause dans la ville de Pégou que les Birmans écrivent Bago depuis 1989. Nous la nommerons donc BAGO. Elle a été une importante cité marchande, à mi-chemin entre l’Inde et la Chine et un important port maritime. Son déclin commença avec l’ensablement de l’estuaire de l’Irrawaddy. Nous avions déjà vu des villes qui ont déclinées ainsi à cause de l’ensablement au Vietnam et plus particulièrement à Hôi An. Je pensais visiter le marché ou Shwe Tha Lyaung, mais notre guide nous entraine vers le monastère Khat Khat Wain.

Bago (Pégou) * Monastère Khat Khat Wain
Bago (Pégou) * Monastère Khat Khat Wain

Khat Khat Wain est le plus grand monastère du Myanmar et il ne comptait pas moins de 1200 à 1500 moines avant « la révolte des moines en 1989 » et « la révolution safran en 2007 ». Aujourd’hui il y en a environ 500 moines qui vivent ici. Leurs journées sont longues et studieuses. Ils se lèvent vers 4H30, prennent un petit déjeuner rapide avant de faire la quête de nourriture dans les rues de la ville. Vers 7H00 ils rejoignent le monastère pour les études et la méditation.

Bago (Pégou) * Monastère Khat Khat Wain
Bago (Pégou) * Monastère Khat Khat Wain

Avant d’entrer au monastère nous avons acheté des portions de bananes à une vendeuse devant le monastère pour les offrir aux moines lors de la quête pour le déjeuner. Vers 11H00 un moine sonne le gong et les moines sortent des cours pour se mettre en file pour aller au réfectoire. Nous tendons nos offrandes au fur et à mesure mais j’avoue que je n’ai pas l’art et la manière de leur présenter. Mo, notre guide me dit qu’il faut les présenter les mains ouvertes et les placer dans le bol d’aumône. Aujourd’hui le repas est offert pas des donateurs et les moines n’auront pas besoin de nos dons. Je demande donc à Mo ce qu’ils vont en faire et elle m’apprend qu’il la donneront en partie aux gens pauvres qui attendent devant le monastère et ? Aux chiens qui sont nombreux à déambuler dans le monastère. Mais il est temps de reprendre la route si nous voulons être à temps, au Rocher d’Or, pour le coucher de soleil.

Kyaikhtiyo (Kyaiktiyo) * Camion pour le Mont Kyaik Hti Yo et le Rocher d'Or
Kyaikhtiyo (Kyaiktiyo) * Camion pour le Mont Kyaik Hti Yo et le Rocher d’Or

Notre chauffeur nous dépose à Kyaikhtiyo et nous nous dirigeons vers un immense hangar ou se pressent un grand nombre de gens. Nous grimpons sur une plateforme métallique pour entrer dans un des camions mais il est déjà plein et nous devons redescendre pour en trouver une autre. Ici le moindre centimètre est exploité.. On entasse les gens dans les camions et si nécessaire on fait se déplacer les gens pour coincer les enfants entre les adultes de petite corpulence. Le camion s’élance, à vive allure, sur une route bétonnée à l’assaut du Mont Kyaik Hti Yo et on a le sentiment de se trouver dans un manège de fête foraine. Attention aux doigts qui se coincent lors des nombreuses secousses. Heureusement nous ne sommes pas dans un camion fermé et j’ai adoré ce petit tour de manège.

Kyaikhtiyo (Kyaiktiyo) * Coucher de soleil au Rocher d'Or
Kyaikhtiyo (Kyaiktiyo) * Coucher de soleil au Rocher d’Or

Le temps de nous enregistrer à notre hôtel et de prendre un verre, histoire de se remettre de cette montée épique en camion, nous grimpons les dernières marches pour assister au coucher de soleil au Rocher d’Or. Le lever ou le coucher du soleil, lorsque les cieux s’embrasent et font scintiller l’or qui caractérise le Rocher, est le moment pour les fidèles de manifester leur profonde ferveur.

Kyaikhtiyo (Kyaiktiyo) * Le Rocher d'Or
Kyaikhtiyo (Kyaiktiyo) * Le Rocher d’Or

Situé sur un éperon à environ 1100m d’altitude, on se demande effectivement comment le Rocher d’Or peut tenir ne place sans bouger. Sur la plateforme les fidèles prient, méditent, font des offrandes, allument des bougies et, évidemment, se prennent en photo devant le rocher. Bien que l’ambiance soit empreinte de ferveur religieuse, elle reste très décontractée et joyeuse. Des familles entières, venues de loin, passent même la nuit sur la plateforme en y étalant leurs nattes.

Kyaikhtiyo (Kyaiktiyo) * Ferveur au Rocher d'Or
Kyaikhtiyo (Kyaiktiyo) * Ferveur au Rocher d’Or

 Le but ultime de chaque pèlerin est d’appliquer des feuillets d’or sur le rocher, mais seuls les hommes sont autorisés à se rendre sur la toute petite plateforme près du rocher pour le toucher 🙁 Les femmes doivent rester à quelques mètres et elles confient leurs précieuses offrandes aux hommes de la famille ou à des volontaires qui se chargent de les appliquer sur le rocher. Mo, notre guide, a acheté des feuillets pour les confier à mon ami pour qu’il les colle sur le rocher à sa place. Les pèlerins achètent  aussi des cloches, répliques de celles qui tintent au sommet du Rocher d’Or. Nous laissons les gens s’installer pour la nuit et regagnons notre hôtel avec la ferme intention de nous lever à l’aube pour assister au lever du soleil.

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