La vocation européenne de la ville de Strasbourg remonte à 1949. C’est cette année là que 10 états européens (Belgique, Danemark, France, Irlande, Italie, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Royaume-Uni et Suède) signent les statuts de cette institution Strasbourgeoise.
Le siège du Conseil de l’Europe est établi à Strasbourg afin de symboliser le rapprochement franco-allemand. Après avoir été bousculée par l’Histoire en changeant 4 fois de nationalité en 75 ans, Strasbourg est devenue la ville symbole de l’unité européenne.
Rôle du Conseil de l'Europe
Le Conseil de l’Europe à Strasbourg, regroupe 47 états dont le rôle est la défense des droits de l’homme, la mise en valeur de l’identité culturelle de l’Europe mais aussi le développement de la stabilité démocratique. C’est un espace juridique commun, centré sur le respect de la démocratie et de la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH). Il y a encore du travail, alors courage…
Attention : Suite à la décision du Comité des Ministres du 16 mars 2022, la Fédération de Russie cesse d’être un État membre du Conseil de l’Europe. Il y a donc, à ce jour, 46 membres officiels.
Le Conseil de l’Europe préconise la liberté d’expression et celle des médias. Mais aussi la liberté de réunion, l’égalité et la protection des minorités. Il aide les États membres à lutter contre la corruption et le terrorisme, et à mener les réformes judiciaires nécessaires.
En Europe, nous partageons les mêmes valeurs fondamentales : les droits de l’homme, la démocratie, la liberté, la diversité, l’égalité, le respect des autres. Le Conseil de l’Europe a justement été créé pour défendre ces valeurs.
A savoir : Le Conseil de l’Europe n’est pas une institution de l’UE, c’est une organisation internationale.
Il emploie 2 300 personnes et comprend des bureaux extérieurs et des bureaux de liaison avec d’autres organisations internationales.
Contrairement au Parlement Européen il n’est pas possible de visiter individuellement le Conseil de l’Europe. Il faut être un groupe d’au moins 20 personnes. Peut être cela sera t’il possible pendant les Journées Européennes du Patrimoine ? A voir..
Architecture du bâtiment
Le bâtiment actuel sera inauguré en Janvier 1977 par le Président de la République, Mr Giscard d’Estaing. Cet évènement marquera la naissance du quartier européen de Strasbourg.
De manière symbolique, il a été conceptualisé pour affirmer, par la musculature de sa plastique extérieure, que l’union fait la force. Son ambiance intérieure est quant à elle souriante et sereine. Dominent les courbes, la cordialité confiante nécessaire à la libre confrontation des idées.
De plan carré, plusieurs surnoms ont été donné à l’édifice : Le bastion, le cuirassé Potemkine et même le Carré de l’Est (faisant référence au nom d’un certain fromage)
Moi je lui trouve un petit air de soucoupe volante 😉 De quoi ouvrir l’esprit ?
Qui l’eût cru.. A l’emplacement actuel du Palais de l’Europe, se trouvaient, dans les années 1930, des courts de tennis. En hiver, en fonction de la température, ces terrains étaient arrosés d’eau. Ainsi donc ils étaient transformés en patinoire, permettant aux Strasbourgeois de faire du patin à glace.
Les Sculptures du Conseil de l'Europe
Une pelouse mène vers le bâtiment. Cette étendue de verdure est la place à laquelle se tenait autrefois la Maison de l’Europe. Bâtiment ayant précédé le Palais. Elle sert d’écrin à plusieurs œuvres d’art offertes par les États membres.
Droits de l'Homme
Cette oeuvre en bronze du sculpteur Espagnol Mariano Gonzalez Beltran.
Elle représente un cercle d’hommes et de femmes faisant corps. Elle symbolise ainsi une société qui vit en harmonie avec les droits de l’homme. A l’image des valeurs et du travail du Conseil de l’Europe.
Poséidon d'Artémision
Offerte par la Grèce en 1998, elle est la reproduction de la statue du « Dieu de la mer ». L’original a été repêché en 1928 au large du cap d’Artémision, au nord de l’île d’Eubée, en mer Egée.
Datant de l’an 450 avant J-C, l’oeuvre est attribuée à Calamis, sculpteur Athénien.
L’original se trouve au Musée Archéologique National d’Athènes.
Trèfle à quatre feuilles
Donné par l’Italie, il est l’oeuvre de l’artiste Attilio Pierelli.
C’est une pièce métallique angulaire, en acier chromé,
mesurant deux mètres de haut.
Aurai je reconnu un trèfle si on ne me l’avait pas dit ? Quoi qu’il en soit, c’est un porte bonheur. Alors, on lui souhaite de remplir pleinement son rôle pour l’avenir du Conseil de l’Europe.
Interpénétration
Au bout du parvis (à droite) se trouve une sculpture de l’artiste Luxembourgeois, Lucien Wercollier. Elle fut offerte au Conseil de l’Europe en 1977.
Cette pièce en bronze, allie
simplicité et élégance,
courbes et lignes droites.
Elle est comme un ruban qui danse et exprime la tension d’un point d’équilibre entre expansion et repli.
A l’image des institutions qui vivent et respirent. Tantôt tournées vers le repli ou l’expansion.
Inukshuk
Dans la pelouse à l’arrière du Palais de l’Europe (rue Sforza) se trouve Inukshuk dont le nom signifie « qui ressemble à l’homme ». Offerte par le Parlement Canadien en 1978, elle est l’oeuvre de Percy Tutrannuaq.
Témoignage séculaire de la lutte de l’homme inuit contre l’hostilité de son milieu, Inukshuk est une imbrication de blocs de pierres représentant l’homme debout, repère et sentinelle de son territoire et de son environnement. Il est l’image toujours reconstituée de la dignité de l’homme et de sa quête d’harmonie face à l’univers.
L’ensemble des statues, tout comme au Parlement Européen et au Palais des Droits de l’Homme, n’est pas accessible. Pourquoi ? A cause des grilles, qui au fur et à mesure, ont restreint l’accès à ces institutions.
Ne reste plus qu’à attendre des journées portes ouvertes ou du patrimoine pour espérer les voir toutes.








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