Mais pourquoi cette idée de rassemblement européen ? Au sortir de la deuxième guerre mondiale, c’est la conjonction d’une volonté politique et économique, souhaitant créer une union et une coopération entre les pays d’Europe.
Mais dans quel but ? Faciliter les échanges entre les pays membres et reconstruire, après guerre, les pays de l’union. Mais encore ? C’est aussi l’envie de créer un environnement permettant d’ éviter les conflits et par conséquent le risque de guerre.
Mais pourquoi Strasbourg ?
La vocation Européenne de Strasbourg et de son quartier Européen
L’Alsace connait bien le sujet des guerres. En effet, elle a longtemps été l’objet de querelles et de convoitise entre l’Allemagne et la France. C’est pourquoi nous sommes, sans doute, devenus des irréductibles petits Alsaciens. Nous avons ainsi cultivé une culture et une langue qui nous sont propres, même si influencées par les deux côtés du Rhin.
Heureusement la paix est revenue et nous cultivons donc aujourd’hui, la bonne entente, l’ouverture vers l’autre et le bien vivre ensemble. Le fait d’être une région frontalière abolit sans doute un peu celle-ci. En effet, bon nombre de personnes vivent et travaillent d’un côté ou l’autre de la frontière et les échanges sont quotidiens. Qui n’a pas fait ses courses, acheter ses cigarettes ou manger une glace à Kehl, notre voisine ? Qui n’a pas croisé un Allemand faisant le plein d’essence chez nous ou achetant du fromage dans un hypermarché ? N’êtes vous jamais allé à Europa Park ? Qui travaille en Suisse ?
Après la Deuxième Guerre mondiale, plusieurs pays européens désirent se réunir pour construire la paix et faire en sorte qu’une guerre, telle la deuxième guerre mondiale, ne se reproduise plus en Europe. Et c’est donc à Strasbourg, tout naturellement, qu’on décide d’installer en 1949 le Conseil de l’Europe. Souhaitant ainsi tout mettre en œuvre pour encourager les pays à coopérer. Ceci afin de mieux respecter la démocratie et défendre les droits de l’homme.
La ville de Strasbourg s’avère être également un emplacement stratégique. A cette époque, 8 des états européens voisins se situent à moins de 500 km de la ville (Allemagne, Autriche, Belgique, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Suisse et République tchèque).
L'Union Européenne au fil du temps - Histoire de son évolution
De 1949 à 1960
1949 : Strasbourg accueille, à l’hôtel de ville et au Palais Universitaire, la 1ère session du Comité des Ministres du Conseil de l’Europe. Afin d’accueillir de manière permanente ces institutions, la ville se lance dans la construction d’une « Maison de l’Europe ». Détruite depuis elle deviendra le Palais de l’Europe, siège du Conseil de l’Europe. 10 états européens (Belgique, Danemark, France, Irlande, Italie, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Royaume-Uni et Suède) signent les statuts de cette institution Strasbourgeoise.
1950 : C’est l’adoption de la Convention Européenne des Droits de l’Homme.
1951 : 6 pays (Allemagne, Belgique, France, Italie, Luxembourg, Pays-Bas) fondent la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier (CECA).
1952 : L’Assemblée de la Communauté européenne du Charbon et de l’Acier (CECA), qui deviendra ensuite le Parlement européen, s’installe dans la Maison de l’Europe. Elle partage à cette époque les locaux du Conseil de l’Europe.
1957 : S’appuyant sur le succès du traité du charbon et de l’acier (CECA), les 6 pays fondateurs étendent leur coopération à d’autres secteurs économiques. Ils formalisent cette coopération en signant le traité de Rome.
1958 : Création de la Communauté économique européenne (CEE) et la Communauté européenne de l’énergie atomique (Euratom). Ces organes voient le jour le 1er janvier 1958.
1959 : Première session de la Cour européenne des droits de l’homme.
1962 : Mise en place de la PAC (Politique Agricole Commune). Politique gérée et financée au niveau européen grâce aux ressources du budget de la CEE. Son But ? Développer et soutenir les agricultures des États membres.
1965 : Fusion des exécutifs CEE, CECA et Euratom pour ne conserver que le terme de CEE. L’Europe se crée.
1968 : Réalisation de l’union douanière entre les 6 pays membres. Vers la libre circulation des biens et des personnes..
De 1970 à 1999
1973 : Le Danemark, l’Irlande et le Royaume-Uni rejoignent la CEE (C’est l’Europe des Neuf)
1977 : Le Conseil de l’Europe s’installe au Palais de l’Europe. C’est la naissance du quartier Européen de Strasbourg. Avec une architecture résolument moderne, c’est vers l’avenir qu’on se tourne.
1981 : La Grèce rejoint la CEE (C’est l’Europe des Dix)
1985 : Signature des accords de Schengen. La Belgique, la France, le Luxembourg, les Pays-Bas et la RFA signent à Schengen des accords prévoyant la suppression progressive des frontières entre ces états et la libre circulation des personnes. Mais la signature de la convention d’application de l’accord ne se fera que le 19 juin 1990. Elle n’entre finalement pas en vigueur avant le 26 mars 1995. Il a donc fallu 10 ans, à 5, pour mettre en application ses accords.
1986 : C’est au tour de l’Espagne et du Portugal de rejoignent la CEE (C’est l’Europe des Douze). Mais aussi, cette année là, signature de l’AUE Acte unique européen. C’est l’instauration de la coopération politique au niveau européen. L’entrée en vigueur de l’Acte unique européen officialise aussi le titre de «Parlement européen» (utilisé par l’Assemblée depuis 1962).
1989 : Chute du mur de Berlin
1992 : Signature du Traité de Maastricht qui crée l’Union Européenne. La CEE devient la Communauté européenne (CE). Dans le traité de Maastricht institue une citoyenneté Européenne. Ainsi le pouvoir du Parlement Européen est renforcé et l’union économique et monétaire est lancée.
1993 : La Communauté Economique Européenne (CEE), devient l’Union Européenne (UE ) cette année là.
1995 : L’Autriche, la Finlande et la Suède rejoignent la communauté Européenne. C’est donc l’Europe des ? Quinze. Cette année là, le Parlement européen nomme le premier Médiateur européen. Ses bureaux se trouvent dans le bâtiment Salvador de Madariaga à Strasbourg. Son rôle est d’enquêter sur les cas de mauvaise administration dans l’action des institutions, organes et organismes de l’Union européenne. C’est également en 1995 que l’on inaugure la Cour européenne des droits de l’homme. En fin d’année, le Conseil européen de Madrid adopte le nom de la future monnaie : l’euro
1997 : Le traité d’Amsterdam fixe le siège du Parlement européen à Strasbourg. L’entrée en vigueur de ce traité se fera en 1999.
1999 : Inauguration du bâtiment Louise Weiss qui abrite l’hémicycle du Parlement européen. C’est également cette année là que l’Euro devient la monnaie unique de 11 des états membres. (Autriche, Belgique, Espagne, Finlande, France, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal et RFA). C’est le 1er Janvier 2002 qu’on met les pièces et les billets en euro en circulation. Mais les particuliers pouvaient déjà payer leurs impôts ou émettre des chèques en euros dès 1999.
De 2000 à nos jours..
2004 : Dix nouveaux États rejoignent l’UE : Chypre, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Malte, Pologne, République tchèque, Slovaquie, Slovénie (Europe des 25). A Rome, c’est aussi la signature, par les représentants des Vingt-cinq, du traité établissant une Constitution pour l’Europe. Celui ci a pour ambition de rendre les institutions de l’UE plus efficaces et plus lisibles pour les citoyens européens.
2005 : Par référendum, la France refuse la ratification de cette Constitution (Traité de Maastricht). Le mois suivant, les Pays-Bas feront de même. C’est le blocage institutionnel.
2007 : La Roumanie et la Bulgarie rejoignent l’UE (nous sommes donc 27). Suite aux référendums Français et Néerlandais, les chefs d’État et de gouvernement s’accordent sur l’idée d’un traité simplifié pour sortir du blocage institutionnel. Un traité modificatif, révisant les traités existants est proposé. Après être parvenus à un accord, le nouveau traité modificatif est signé par les 27 chefs d’État et de gouvernement signent le nouveau traité. C’est le traité de Lisbonne.
Pour info : L’ensemble des ratifications du traité de Lisbonne se fait par voie parlementaire. Il n’y a donc plus de référendum, sauf en Irlande. Ce pays rejette le traité, par un premier référendum en 2008 pour l’accepter par un second référendum en 2009. Le traité entrera alors en vigueur à ce moment là.
En France, le Gouvernement décide de ne pas proposer de nouveau référendum aux citoyens. Il décide de faire adopter le traité de Lisbonne par la voie parlementaire. Une réforme constitutionnelle a même été nécessaire pour ratifier le traité, estimé contraire à la Constitution par le Conseil constitutionnel. Une loi autorisant la ratification du traité de Lisbonne a donc été proposée et promulguée en 2008.
A Strasbourg, nous inaugurons le nouveau bâtiment de la Direction européenne de la Qualité du Médicament et Soins de Santé. La mission de cette institution est d’œuvrer pour garantir l’accès à des médicaments et des soins de qualité. Pour cela elle établit des normes liées à la fabrication des médicaments, à la transfusion sanguine, mais aussi à la transplantation d’organes. Elle coordonne également les laboratoires de contrôle des médicaments.
2008 : Inauguration, à Strasbourg, de l’Agora, bâtiment des services généraux du Conseil de l’Europe.
2009 : Entrée en vigueur du Traité de Lisbonne.
2013 : Et un de plus.. La Croatie rejoint l’UE (C’est donc l’Europe des ? 28)
2014 : A Strasbourg, inauguration du lieu d’Europe. Dans une vaste résidence du XVIIIe siècle le lieu d’Europe accueille une exposition permanente sur le projet européen. Il accueille ou co-organise des événements avec les institutions européennes, les représentations diplomatiques et les associations.
2015 : Le quartier européen de Strasbourg obtient le Label du Patrimoine Européen.
2017 : C’est le Brexit. Suite au référendum de 2016 par lequel une majorité de Britanniques votent en faveur de la sortie de leur pays de l’UE, le Royaume uni notifie au Conseil Européen son intention de quitter l’UE. Des négociations sont entamées dont le terme est fixé au 29 Mars 2019. Elle est repoussée trois fois jusqu’au 31 Janvier 2020.
Après être sorti de l’Union européenne, le Royaume-Uni a bénéficié d’une période de transition de onze mois. Cette période lui a permis de bénéficier de l’accès au marché européen. Ceci le temps que les entreprises concernées se préparent aux règles post-Brexit. Ces règles sont applicables depuis le 1er Janvier.
2020 : L’Union Européenne fait face au Covid
2022 : L’Union Européenne fait face à la guerre Russo Ukrainienne
2023 : Réalisés à partir de 2019 dans le cadre du quartier d’affaires Archipel, les bâtiments Osmose sont destinés à compléter l’offre immobilière du Parlement européen à Strasbourg. Resté vide depuis sa livraison en novembre 2021, le complexe immobilier est accepté par le Parlement en juillet 2023 et rebaptisé Bâtiment Simone Veil en novembre 2023. ( Je vous conseille l’article suivant : Rue89Strasbourg – Bâtiment Osmose Location Parlement Européen )
Strasbourg, Capitale de l'Europe ?
Oui, mais non.. L’Union européenne compte actuellement 28 capitales : celles de tous ses états membres. Mais elle ne dispose pas de “sa” capitale à proprement parler. Ses institutions sont éparpillées entre Bruxelles, Strasbourg, Luxembourg et Francfort. Dans la presse on nomme souvent Bruxelles pour désigner, par extension, l’Union Européenne.
Cependant, il y aurait en fait, à minima, 4 Capitales Européennes abritant différentes institutions.
Bruxelles, la Capitale exécutive : Avec le Conseil Européen, le Conseil de L’UE et la Commission Européenne, Bruxelles fait office de Capitale exécutive de l’ Europe.
Strasbourg, la Capitale parlementaire : Strasbourg est officiellement le siège du Parlement Européen. Celui ci est chargé de voter les lois de l’UE (avec le Conseil). C’est là aussi qu’ont lieu, les sessions plénières qui réunissent l’ensemble des eurodéputés (705) issus de tous les états membres. Mais il subsiste ici un partage des sessions plénières entre Bruxelles et Strasbourg. En 2023 le Parlement prévoit d’organiser 17 sessions plénières dont 12 seront des sessions de quatre jours à Strasbourg et cinq seront des sessions de deux jours à Bruxelles. Pour 2025, le Parlement devrait tenir 15 sessions plénières, dont 12 sessions de quatre jours à Strasbourg, deux sessions de 2 jours à Bruxelles et une session pour la Journée de commémoration de l’Holocauste, à Bruxelles.
Luxembourg, la Capitale judiciaire : Si c’est à Strasbourg que se trouve le Parlement Européen, c’est à Luxembourg que se trouve le secrétariat du Parlement européen. Il forme le corps administratif du Parlement européen, dirigé par un secrétaire général. Basé dans le quartier du Kirchberg à Luxembourg (ville) il emploie environ 4 000 agents. C’est à Luxembourg aussi que l’on trouve la Cour de justice de l’UE, chargée de veiller au respect de la législation Européenne. En 1977, la cour des comptes européenne s’y installe également.
Francfort, la Capitale économique : En 2007, le traité de Lisbonne (celui qui annule et remplace celui de Maastricht) reconnait la Banque Centrale Européenne (BCE) comme une institution à part entière de l’UE. Celui ci met en œuvre la politique monétaire commune de la Zone euro. Et c’est en Allemagne, première puissance économique Européenne que se trouve son siège. C’est ainsi que la ville de Francfort peut, elle aussi prétendre au titre de Capitale de l’UE.
Strasbourg et son Parlement, je t'aime, moi non plus..
Ceci est le reflet de ce qui se disait et se dit dans la rue, sans parti pris ni avis politique. Au début il y avait une grande fierté à être « Capitale Européenne ». Et, au vu de notre histoire nous étions très content de la construction de cette Europe nous promettant un avenir pacifié et une économie florissante. En tant que frontalier nous avons déjà l’habitude de rendre visite à nos voisins et il était plaisant d’élargir cette vision à des pays bien plus lointains. Nous adorions aussi le modernisme de l’architecture des bâtiments Européen et plus particulièrement d’IPE 4, le Parlement. Ceci d’autant plus que ces bâtiments ont été construit à l’extérieur du centre ville, dans un quartier à part, visiblement contemporain et tourné vers l’avenir.
Au début, le Parlement Européen ouvrait ses portes de manière festive (concerts, danses..) pour nous permettre de découvrir l’intérieur du bâtiment et d’en connaitre son fonctionnement. La visite était libre et c’est dans un joyeux tohu bohu qu’on découvrait le Parlement. En visitant l‘hémicycle nous avions, nous aussi, l’impression de pouvoir faire un peu partie intégrante (le temps d’une photo) de ce lieu de décisions, nous confortant ainsi sur son utilité et la belle vision qu’est la construction européenne.
J’adorai me promener autour du parlement, mais ceci n’est actuellement plus qu’un lointain souvenir. Plusieurs Cerisiers du Japon ont été plantés au bord du bassin de l’Ill pour célébrer l’amitié entre Strasbourg et Tokyo. Au printemps on pouvait s’immerger dans l’ambiance de la tradition d’hanami en admirant les cerisiers en fleurs. La promenade Alcide de Gaspéri fait le tour du parlement et c’était un plaisir de s’y promener, mais çà c’était avant….
En 2006 (selon 90% des parlementaires) puis en 2013 (suite à une résolution du Parlement adoptée par 483 contre 141 voix), il est question de faire de Bruxelles le seul et unique siège du parlement Européen. Même les parlementaires semblent ne plus souhaiter venir à Strasbourg. Quels en sont donc les motifs ? Est il nécessaire de les encourager à rester s’ils ne souhaitent pas venir ? Je n’ai pas de réponses à ces questions qui en amènent d’autres.
En 2015, probablement suite aux attentats terroriste de Paris et Saint Denis, le Parlement Européen ferme, purement et simplement la promenade Alcide de Gaspéri, nous empêchant ainsi d’en faire le tour en nous donnant le sentiment d’un début « d’entre soi » ou nous ne sommes plus les bienvenus. On ferme les portes du château ??.. Si le parlement a peur des attentats, il diffuse cette crainte en se repliant sur lui même, renforçant même ses défenses et sa sécurité. Et nous, qui va nous défendre ?? La situation est d’autant plus incompréhensible pour nous puisque les piétons et cyclistes sont bannis d’un côté (celui du parlement) et circulent librement de l’autre (Bâtiment IPE1 à 3). Pourtant ce sont bien d’un côté et de l’autre des bâtiments du Parlement européen. Je vous conseille la lecture des articles de robertsau.eu, le site très vivant du quartier de la robertsau, ICI.
En 2017, le siège Bruxellois est apparu comme fortement fragilisé. Il souffrirait de fuites, de problèmes de stabilité ainsi que de défauts de climatisation et d’isolation mais aussi et surtout d’une mauvaise conception. Il nécessiterait soit d’importants travaux, d’aux moins 300 millions d’Euro, voir même de sa reconstruction pour être définitivement utilisé comme siège du Parlement européen. La question du siège du Parlement Européen se pose à nouveau.
En 2018 il est envisagé de fermer, à son tour, le Quai du Bassin de l’Ill, sur l’autre rive. Je travaille dans le quartier et il m’arrive souvent de me promener sur ce quai. Mais la bunkerisation du Parlement Européen m’interpelle et me rend triste. Heureusement les usagers et les associations se mobilisent pour obtenir un compromis : fermeture pendant les sessions parlementaires, mais accès libre le reste du temps. La même demande a été faite pour la Promenade Alcide de Gasperi, mais là aucune réponse n’a été apportée. Le temps n’est pas encore venu de retrouver les cerisiers.
Réalisés à partir de 2019 dans le cadre du quartier d’affaires Archipel, les bâtiments Osmose sont destinés à compléter l’offre immobilière du Parlement européen à Strasbourg. Resté vide depuis sa livraison en novembre 2021, le complexe immobilier est accepté par le Parlement en juillet 2023 et rebaptisé Bâtiment Simone Veil en novembre 2023. ( Je vous conseille l’article suivant : Rue89Strasbourg – Bâtiment Osmose location Parlement Européen )
L'Europe, un futur à écrire...
Pas toujours simple de s’entendre à 28. Mais l’idée de la construction d’une Europe unie reste belle. Pourvu que les intérêts financiers ou politiques ne soient pas l’unique préoccupation de nos décideurs. Pourvu que perdure cette belle idée d’une Europe qui s’harmonise pour ne faire qu’un, tout en sachant préserver la spécificité de chacun. Facilitant les échanges les uns avec les autres et non les uns contre les autres.
Puisse l’Europe nous permettre de nous unir et nous entraider dans les moments difficiles.








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