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Le Grand Bazar * Kapali Carsi

Classé dans : ASIE, ISTANBUL, Turquie | 0

Situé sur la rive Européenne d’Istanbul, dans la vieille ville, nous partons à la découverte de Kapali Carsi, le Grand Bazar d’Istanbul. Kapali Carsi signifie littéralement marché couvert.

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Touristique ? Sans aucun doute. Mais qu’importe. Avec son architecture spectaculaire et ses proportions impressionnantes, le Grand Bazar a un charme intemporel. C’est un incontournable de la vieille ville d’Istanbul. Et, avec un peu d’imagination, il nous offre un voyage dans le temps.

Un peu d'Histoire

En 1461, Mehmet le Conquérant ordonne la construction d’un entrepôt au cœur d’Istanbul. A cette époque, il était loin d’imaginer qu’il deviendrait plus tard le Grand Bazar. A l’origine c’était un marché couvert en bois. Quelques années plus tard un incendie le ravage. Il sera donc reconstruit en pierre. Mais, au 19ème siècle, c’est un séisme qui le détruira. L’édifice actuel date de 1956.

Du temps de la Route de la soie, on échange et on vend, ici, les marchandises les plus précieuses. C’est l’ancien carrefour de marchandises, provenant en grande partie du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord.

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Buyuk valide han * Le caravansérail

J’imagine ici les caravaniers faisant halte dans les « han« , ces espaces où il pouvaient stocker leurs marchandises, manger et dormi en sécurité avant de reprendre la route. Autour du Grand Bazar on compte pas moins de 16 Caravansérails. Dont un à l’intérieur même du Grand Bazar. C’est le Buyuk valide han, fondé en 1651 par la sultane validé Kösem, régente et sultane validé (reine mère) de l’empire ottoman.

Assez difficile à trouver, vous pouvez, contre quelques livres (Lire turque) vous faire ouvrir la porte. Vous aurez ainsi accès aux toits du Grand Bazar avec une belle vue sur la ville, le Bosphore et la Corne d’Or. Nous ne l’avons pas fait.. faute de temps.

Le Grand Bazar aujourd'hui

Le grand bazar (Kapali Carsi) à Istanbul est l’un des plus grands marchés couverts du monde. Il compte, pas moins de 58 rues, 18 portes et 4000 boutiques sur une superficie totale de 245 000 m². 45.000 m² pour la partie couverte et 200.000m² pour celle en plein air.

Comme tous les bazars, il est organisé par quartiers regroupant chacun un certain type d’artisanat : bijoux, tapis, textiles, mosaïques, argenterie… Sauf, peut être, pour les allées principales qui sont très touristiques.

Il peut attirer jusqu’à un demi million de personnes par jour. Heureusement, les quelques 25000 employés qui y travaillent, proposent, cuir, céramiques, bijoux, tapis.. et autres spécialités du pays.

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Labyrinthe vivant, avec ses ruelles étroites et ses voûtes impressionnantes, le Grand Bazar est un lieu incontournable pour découvrir l’artisanat traditionnel turc. Tapis, bijoux, textiles en passant par les épices et les parfums. Témoignage de l’histoire d’Istanbul, où se croisent cultures et traditions, nous offrant une immersion unique dans le passé et le présent de la ville. C’est aussi l’adresse rêvée pour dénicher quelques souvenirs .

Spécialités Turque du Grand Bazar

Pour moi ce sera céramiques, nappes et épices. Le cuir est également une spécialité du Grand Bazar mais il faut faire le tri en raison des nombreuses copies et contrefaçons. Par conséquent je vous recommande de vous orienter vers les marques turques. Si vous décidez d’acheter un vêtement, vous apprécierez que les éventuelles reprises se fassent en quelques heures.

Les Tapis

Depuis des centaines d’années, ils sont des objets du quotidien pour les Turcs, servant de décoration dans les maisons, ou de mobilier pour les peuples nomades. La tradition s’est quelque peu perdue, mais la technique de fabrication reste souvent transmise de génération en génération.

Il existe deux types de tapis : les noués, et les tissés. Bien souvent réalisés en laine, en coton ou en soie, avec des motifs géométriques colorés. Il existe principalement, le kilim (tapis de prière), tissé à points plats, ou le tapis d’Hereke, ville côtière de Turquie située à 60 kilomètres d’Istanbul. De grande taille, ils étaient, à l’origine, produits pour les palaces. Ainsi, les matériaux utilisés pour leur confection sont raffinés. Seuls la soie, le coton ou le poil de chameau de meilleures qualités ont leur place dans ces tapis. Aujourd’hui, les tapis Hereke sont des objets de collection de grande valeur pour les amateurs de tapis.

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Attention : On trouve ici des tapis artisanaux ou simplement sortis d’usine. Alors attention.. Lors de votre achat, pensez à demander un certificat de provenance afin de pouvoir le ramener sans problème.

Les Céramiques

Originaires d’Iznik, elles sont aujourd’hui, en grande partie, produites à Istanbul, Kütahya, Avanos, ou Bursa. Elles prennent l’apparence de bols, d’assiettes, d’objets de cuisine, de tasses ou de vases, entre autres. Colorées, de teintes vives et décorées de formes inspirées par la nature, elles permettent d’égayer la maison.

Ce savoir-faire particulier est la synthèse de savoirs antérieurs hérités des techniques byzantines, moyen-orientales ou chinoises transmises par le biais de la route de la Soie. En effet, dans les premiers temps, ce sont les porcelaines Chinoises qui inspireront la céramique d’Iznik. Elles prirent ainsi le nom de “çini” (prononcez “tchini”) en référence à leur source d’inspiration : les porcelaines chinoises dont les sultans étaient friands. Les couleurs de ces céramiques étaient donc initialement le bleu de cobalt et le blanc. Puis les techniques évoluant, s’ajoute à la palette, le bleu turquoise. Viennent ensuite différents verts, ainsi qu’une gamme de couleurs allant du noir au rose. Mais LA couleur qui révolutionne l’art de la céramique et fait la réputation d’Iznik est le rouge tomate. Grace à une innovation technique, on retrouve ce rouge pour la première fois au milieu du 16ème siècle dans la mosquée de Soliman le magnifique à Istanbul.

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Attention : Vous trouverez de la céramique dans différentes boutiques de souvenirs. De nombreuses céramiques, qui ne sont pas de véritables céramiques d’Iznik, sont en vente au Grand Bazar d’Istanbul. On y trouve beaucoup de céramiques provenant de Chine ou en tout cas de qualité largement inférieure à l’authentique et traditionnelle céramique d’Iznik.

Si vous voulez être certain de l’authenticité de la céramique d’Iznik, privilégiez les boutiques officielles comme les boutiques de musées par exemple. La boutique du palais de Topkapi regroupe quelques objets en céramiques d’Iznik.

Les Narguilés

Le narguilé est une sorte de pipe à eau, dont la tradition remonte à l’époque perse. C’est aussi un superbe objet décoratif caractéristique de la culture turque.

L’origine précise du narguilé est sujette à débat. Il existe des preuves de son utilisation dans diverses parties du monde, notamment en Inde, en Perse (Iran), en Égypte et en Turquie sous l’empire ottoman.

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Le nom narguilé vient du persan « nargil » qui signifie noix de coco. Hé oui, à l’origine du Narguilé, la bouteille en verre ou en porcelaine d’aujourd’hui, était une noix de coco. Au fil du temps, le Narguilé d’Iran a fait une halte chez les Ottomans, rapidement adopté par les Sultans et le peuple. Il y deviendra le symbole d’un certain statut, voire de prestige.

Aujourd’hui c’est un objet de détente et de plaisir. Fumer le Narguilé à Istanbul est un moment de relaxation, confortablement assis dans les canapés tapissés de motifs Turcs. Tout le monde y trouve son compte. On nous propose une grande variété de parfums : pomme, menthe, melon, cannelle, mais aussi caramel, anis, rose, etc.

Attention : Souvent masculins, les endroits ou l’on fume le Narguilé à Istanbul sont interdits aux moins de 18 ans. N’oubliez pas que fumer un narguilé comporte des risques pour la santé. La fumée contient des toxines et des substances nocives similaires à celles des cigarettes.

Les Bijoux

La Turquie a une grande tradition joaillière. Certains des plus anciens bijoux en or, en argent et en pierres semi-précieuses ont été découverts en Mésopotamie, en 2500 avant J-C. Ils témoignent de l’artisanat de pointe de cette époque. Les Ottomans ont intégré leurs diverses influences culturelles, fusionnant les motifs de l’art byzantin et islamique.

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À Istanbul, l’art de la joaillerie a pris de l’importance avec la croissance et la prospérité de
l’Empire ottoman. Les ateliers d’Istanbul sont devenus des centres d’excellence, produisant des pièces ornées de motifs complexes et un savoir-faire exceptionnel. Le Grand Bazar ayant favorisé les échanges entre diverses cultures, il a permis aux artisans d’associer différents styles et techniques à leurs créations de bijoux. Cette fusion a enrichi la joaillerie Turque et lui a conféré une identité unique.

L’artisanat fait souvent appel à des techniques comme le filigrane. De fins fils de métal sont torsadés et soudés pour créer des motifs délicats. Cette technique illustre le savoir-faire complexe des joailliers turcs, mettant en valeur leur savoir-faire et leur souci du détail.

Les Tavla

Je connaissais déjà ce jeu sous le nom de Tavli en Grèce, mais ici on le nomme Tavla (Backgammon en Anglais). Dans les cafés, les rues, les parcs et même au Grand Bazar, on assiste à des parties de tavla. C’est le jeu de société le plus populaire en Turquie.

Si on ne connait pas son origine exacte (Mésopotamie, Perse, Egypte ou Inde), une chose est sûre. Les joueurs de tavla s’affrontent depuis des millénaires. Le plateau de jeu le plus ancien a été trouvé en Asie mineure et date de 5.000 ans avant J-C.

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Le temps qui passe

Le plateau de jeu serait, selon une légende, la représentation du temps. Ainsi, les 12 flèches situées de chaque côté représenteraient les 12 mois de l’année. Au total, il y en a donc 24, comme le nombre d’heures dans une journée. Le plateau est divisé en quatre parties appelées « jan ». Elles symboliseraient en fait les saisons. Le jeu se joue avec 30 pions comme le nombre de jours dans un mois. Enfin, le mouvement circulaire représenterait le mouvement des étoiles dans le ciel tandis que les pions blancs et noirs seraient le symbole du jour et de la nuit.

C’est bien en Turquie que semble, aujourd’hui, battre le cœur des joueurs de tavla les plus passionnés. En effet, c’est le seul pays du Moyen-Orient présent sur la liste des dix pays comptant les meilleurs joueurs de tavla au monde. Rassemblant des joueurs de tous âges et de toutes origines sociales, jouer au tavla crée un magnifique moment d’échange et de convivialité. On discute, on rit et se taquine pour un instant de pur divertissement.

Le Cuir

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Le cuir en Turquie est réputé et de très bonne qualité. Le Grand Bazar d’Istanbul, l’endroit idéal pour en faire l’acquisition. On y trouve des vestes, des sacs et des ceintures fabriqués à la main. Mais attention aux innombrables copies en tout genre. Pour trouver les meilleures affaires et la meilleure qualité, il faut s’aventurer plus loin dans le bazar, à l’écart des grandes artères. Recherchez les magasins qui disposent d’un atelier, vous pourrez ainsi observer les artisans à l’œuvre et vous assurer que vous achetez des articles authentiques, fabriqués de manière traditionnelle. Autour de la Tour de Galata, on trouve aussi quelques belles boutiques de cuir.

Les lampes en mosaïque

Les lampes en mosaïque turques, aussi appelées lampes « mauvais œil », sont un art ancien souvent utilisé pour éloigner le mauvais sort et les mauvais esprits. Hé oui.. rien n’est moins sur, alors autant être protégé. Fabriquées à la main par des artisans d’Istanbul, ces lampes arborent des motifs complexes aux superbes nuances de couleurs. Traditionnellement, au centre de chaque lampe se trouve une étoile bleu cyan éclatante. Cette étoile, censée représenter la protection contre le mauvais sort ou les énergies négatives diffuse un éclat surnaturel. On dit qu’en accrochant une de ces lampes chez vous ou sur votre lieu de travail, vous pouvez éloigner les mauvais esprits ou les forces qui pourraient tenter d’interférer avec votre vie ou vos activités professionnelles.

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Mais découvrons l’histoire de cet artisanat séculaire. Les lampes en mosaïque turques existent depuis des siècles. Les premiers exemplaires connus remontent à l’Empire ottoman du XVIe siècle. À cette époque, ces magnifiques lampes éclairaient les mosquées et autres lieux de culte. Cependant, ce n’est qu’au XIXe siècle que l’on produira ces créations uniques en masse, vendues comme objets domestique.

Il est même possible, à Istanbul de faire un atelier de fabrication de lampes ou de bougeoirs en mosaïque turque. Pour moi ce sera pour une autre fois.

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Babouches, Foulards en soie de Bursa, instruments de musique.. mais aussi savon de hammam, et même service à café, il y a encore plein de choses à découvrir au Grand Bazar. Sans oubliez le nazar boncuk, le talisman turc pour se protéger du « mauvais oeil ». N’hésitez pas à y faire un tour.

Attention: les parfums vendus à la sauvette au grand bazar peuvent donner des allergies et des démangeaisons. Personne ne sait vraiment ce qu’ils contiennent.

Les règles du marchandage

Au Grand Bazar, mais pas que.. il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses. Mais il sera indispensable de négocier puisqu’ici aucun prix n’est affiché. Marchander est un peu, ici, un sport national. Les prix peuvent se négocier à -50%, mais éviter de négocier si vous ne souhaitez pas acheter.

C’est le moment d’acheter les souvenirs. Avec un beau sourire les prix devraient être revu à la baisse, non ?

Trucs et astuces dans l'Art du marchandage :

  • Commencez par porter un intérêt modéré pour l’objet, sans paraître trop enthousiaste. Ensuite, laissez le vendeur fixer son prix (ne dévoilez pas le vôtre).

  • À ce moment-là, plutôt que de négocier immédiatement, dite poliment « non, merci » avant de vous éloigner lentement. Pour les plus doués d’entre nous vous pouvez feindre la surprise et l’étonnement à l’annonce du prix. C’est souvent là que le vendeur vous rattrape pour entamer les négociations.

  • Il n’y a pas de règle stricte, mais comme point de départ, proposez environ 40 à 50 % du prix demandé et augmentez progressivement votre offre. Gardez à l’esprit que le meilleur prix est celui que vous êtes prêt à payer, soit généralement entre 50 et 70 % du montant initial. Ben oui, il serait trop bête de ne pas faire affaire si l’article vous intéresse.

  • Si vous partez et que le vendeur ne vous suit pas, cela signifie probablement que vous avez atteint son dernier prix. Dans le commerce, il faut toujours deux gagnants.

Le marchandage et les techniques de ventes diffèrent d’un pays à l’autre et il est possible que vous ne soyez pas à l’aise avec cette pratique. A Istanbul, ce n’est pas au Grand Bazar que nous avons eu des déboires, mais dans un magasin de tapis aux abords de la Mosquée Bleue. Lisez notre aventure : ICI

Informations pratiques :

Horaires : La plupart des boutiques ouvrent vers 9H et ferment autour de 19H. Le dimanche, le marché est généralement fermé, alors organisez votre visite en semaine. Il ferme aussi, à midi la veille des fêtes musulmanes et le premier jour des fêtes

Le marchandage est de rigueur au Grand Bazar. Mais attention, car il y a aucune garantie sur l’authenticité des produits et il circule ici un grand nombre de contrefaçons. Aucun remboursement n’est possible après achat. Comme dans tous les lieux touristiques ou il y a foule, attention à vos effets personnels.

Petite astuce : Pour vous repérer dans le labyrinthe qu’est le Grand Bazar, il y a une petite astuce. Il y a des numéros et des noms de rues au-dessus des boutiques.

Quel temps fait il à Istanbul ?

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Galata * Quartier, pont et tour
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Mısır Çarsısı * Le Bazar Egyptien

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