Je vous emmène en voyages * Pixanne Photographies
C’est la fin de l’été et nous avons envie et besoin d’une petite escapade. Alors rien de plus simple, un billet d’avion, un hôtel et nous voilà partis à la découverte d’Istanbul.
Istanbul sera le premier pays du Maghreb que je visite. Sans le savoir nous sommes en pleine période de ramadan et nous découvrons donc l’ampleur de cette fête pour les musulmans. En ce premier jour, le ciel est gris mais il ne pleut pas. Nous décidons donc de découvrir l’un des monuments incontournable de la ville, la Mosquée Bleue (mosquée du Sultan Ahmet).
Située sur la place Sultanahmet, elle fait face à un autre monument de taille, la Basilique Sainte Sophie. Mais entrons dans la mosquée. J’adore l’atmosphère des endroits religieux (toutes religions confondues). J’adore y ressentir la sérénité, le calme et la ferveur des lieux.
Dans la Mosquée Bleue, d’immenses tapis garnissent le sol. Ils sont moelleux à souhait et étouffent donc les bruits environnants. Je ne connais rien au rites et pratiques de la religion musulmane. Lors de la visite on me demande de recouvrir mes cheveux avec un foulard. Ce que je fais de bonne grâce pour respecter le lieu et les gens qui y prient. Je n’aurai cependant, en tant de que femmes, pas l’occasion de m’approcher de la salle de prière du rez de chaussée. Celle-ci étant uniquement réservée aux hommes. Mais ce n’est pas important.
C’est pourquoi, j’observe de loin la ferveur des fidèles et admire l’architecture de la mosquée. La Mosquée Bleue doit son nom (en Europe) aux faïences bleues d’Iznic qui ornent les murs intérieurs.
La Mosquée Bleue d’Istanbul, est construite entre 1609 et 1616, sous le règne du sultan Ahmet 1er. L’objectif étant d’apaiser Dieu après la défaite du sultan contre la Perse.
A l’intérieur, des centaines de câbles descendent des plafonds, supportant des lampes, à l’origine, recouvertes d’or.
La coupole de 23 mètres de diamètre culmine à 43 mètres de hauteur. Elle est entourée de quatre minarets typiques de l’architecture ottomane. Deux autres minarets marquent les angles de la cour. La Mosquée bleue d’Istanbul est ainsi l’une des deux seules mosquées de Turquie à posséder six minarets.
En sortant de la Mosquée Bleue nous déambulons dans les rues de la veille ville. On surnomme, Istanbul « la ville aux sept collines« . Nous nous en rendons très vite compte et après quelques heures de marche nous sentons bien nos mollets.
Par endroit les maisons sont très colorées. Il fait bon flâner dans la veille ville.
Nous nous dirigeons vers le Bosphore. C’est le détroit qui sépare Istanbul en deux, délimitant ainsi la partie Européenne et la partie Asiatique de la ville.
Le Bosphore s´étend de la mer noire à la mer de Marmara, qui fait partie de la Méditerranée. Enfin, ce n´est pas vraiment un fleuve car il est fait d´eau de mer. Le quartier est très animé. Les Stambouliotes (habitants d’Istanbul) vont prier côté européen, faire les courses en Asie, sortent à Taksim et rentrent dormir de l´autre côté.
Les pêcheurs à la ligne fréquentent régulièrement le pont de galata. Par tous les temps ils profitent, de la journée et de la nuit pour assouvir leur passion de la pêche. Maquereaux, espadons, sardines et anchois sont les proies favorites.
Des vendeurs de matériel de pêche et d’appâts proposent leur marchandise à qui veut bien les acheter.
C’est depuis la tour de Galata que nous profitons de la vue sur Istanbul et du coucher de soleil. La vue du haut de cette tour offre un panorama à 360°. On découvre toute la Corne d’or, les splendeurs de Sultanamet, le Bosphore et la côte asiatique d’Istanbul.
A la tombée du jour, des centaines de mouettes cherchent un abris pour la nuit. Les Stambouliotes aiment leurs mouettes, leur cris, leur disputes, leur liberté et ils ne manquent pas de garder un petit morceau de simit, ce pain traditionnel de forme circulaire, aux graines de sésame.
L’ambiance est particulière et apaisante. C’est pourquoi nous tombons également sous le charme et restons un long moment à attendre la nuit en compagnie des mouettes.
Il y a Venise et ses pigeons et Istanbul et ses mouettes 🙂
La nuit est tombée et après cette journée de marche dans la ville, nos estomacs crient famine. Par conséquent, nous nous dirigeons donc vers l’un des bateaux restaurants sur les quais pour y déguster une des spécialité de la ville : le Balik Ekmek, un sandwich pain-poisson-oignons-salade.
Les vendeurs de sandwich au poisson sont légions sur les rives du Bosphore et sur la partie inférieure du pont de Galata. D’une main experte, ils retournent les poissons sur leur grill, et en deux minutes ils sont assaisonnés, citronnés et enrobés de légumes, puis glissés dans des pains tièdes. Littéralement, balık signifie poisson et ekmek, pain.
La journée s’achève. De la terrasse de notre hôtel nous jetons un dernier regard sur la mosquée bleue. Nous avons une très belle vue 😉
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